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La volonté du gouvernement de remettre en cause le rôle et la place des services publics est manifeste qu’il s’agisse de l’hôpital public, de l’éducation nationale des services de l’équipement… Les restrictions sont à l’ordre du jour.
Cette volonté systématique de restreindre ou de supprimer les services publics ou de vouloir les gérer comme des entreprises privées conduit progressivement à renier les principes républicains dont notamment celui de l’égalité de droit. La loi HPST et le rapport Balladur, rapport sur la réforme des collectivités, en sont l’expression car débouchant sur une privatisation rampante.
Prenons l’exemple du rapport de la commission BALLADUR :
on inquiète.
on rassure.
on condamne.
On inquiète : « La France serait un peuple conservateur qui n’a pas su se débarrasser de ses petites communes, de ses départements et créer des régions à taille européenne ». Ce qui, selon le rapport entraîne un service rendu aux usagers insuffisant et couteux.
On rassure : Malgré la gravité du mal, les solutions ne pourront passer que par le volontariat et l’incitation. Tout pourra rester comme avant. Nos communes, nos départements, nos régions pourront survivre dans leurs frontières actuelles.
On condamne : la disparition des cantons, proposée par le rapport, va priver les départements de leurs racines territoriales, ils seront dépendants des régions. C’est condamner le département à une mort lente sans le dire.
Le comité, présidé par Monsieur BALLADUR, ressort malheureusement la même vision parisienne sous couvert de bonne gestion. On est bien loin des réalités humaines et sociales. Il entend substituer, au centralisme d’Etat, un nouveau centralisme régional.
Mais la France n’est pas un pays comme les autres.
Contrairement à d’autres pays d’Europe, nous sommes une nation unitaire profondément marqué par l’impératif d’égalité.
C’est pour cette raison que la clause de compétence générale, dévolue aux départements, ne doit pas être supprimée, car à défaut, il ne resterait aux départements que les dépenses subies (sanitaire et sociale), autant alors redonner les clés aux préfets.
Une troisième voie consisterait à ce que la clarification entre la région et les départements qui la composent soit d’ordre contractuel.
A ceux qui pensent que « les arrangements entre élus seraient la meilleure garantie du chaos », la lisibilité par l’uniformisation des compétences ne serait-elle pas une exigence de techno ? Les élus départementaux doivent avoir la capacité à décider ce qui est bon pour les administrés. Le citoyen saura apprécier le moment venu.
Et le citoyen ? Le citoyen veut simplement le meilleur service qui soit au moindre coût et ce n’est certainement pas aujourd’hui, en éloignant le pôle de décision du terrain, que nous répondrons à son attente sauf à reconsidérer le rôle de l’élu. Attachée au syndicalisme de contre poids, FORCE OUVRIERE, dans ce contexte, défendra les acquis républicains et les droits statutaires qui en découlent.